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25.10.2007

Courrier des lecteurs

Julie a raison, pas beaucoup de messages sur mon blog et aucun message de vacataire relatant son expérience.
Cela me paraît relativement normal. Les vacataires sont des précaires qui vivent dès lors en permanence dans la crainte de perdre leur moyen de subsistance. Vous vous rappelez les manifestations des stagiaires? Les vacataires eux aussi, quand ils protestent, avancent masqués. L'anonymat du blog ne semble pas les protéger de manière suffisante... Que Julie se rassure. Je ne suis pas si seule : j'ai reçu beaucoup de messages de soutien, mais en live.

A bientôt

Commentaires

Après pleins de petits boulots et des périodes de chômage, voilà que je me retrouve embauché à la mairie de ma ville, ou naïvement ou par une lueur d'espoir, je me vois travaillant en tant qu'employé de mairie avec tout les avantages et la sécurité de l'emploi qui en découle. Je viens, donc, d'être embaucher depuis le 1 octobre 2007. J' arrive dans le service ou je remplace un titulaire parti dans un autre service et l'on me promet que ma situation de vacataire ne va pas durée plus de 2 ans est que j'intègrerer le service pleinement. Alors, que je travaille 36h/semaines et que tous ce passe bien, voila qu'un autre employé arrive est va prendre la place du titulaire que je remplacé (il ne rentre pas lui en tant que vacataire). Et de se fait l'on me réduit les heures a 18h/semaines. Je prend la nouvelle comme je peu, mon chef me dit que se cette décision vient de plus haut. Voilà, donc je pense que l'on nous informes pas assez lors de l'entretien d'embauche. Mais comme je ne veut pas me retrouvrer au rmi, j'accepte la situation est me dit que peu être ayant déjà un pied dans la mairie je serait prioritaire pour devenir cotractuel et plus tard titulaire. je me raccroche a cette idée, même si tous que j'ai lut sur se sujet sur le net me donne pas la possibilité de rêver.

Ecrit par : Kriss | 26.10.2007

Je propose que nous nous appelons des "vaches à traire," ceci se rapproche sur plusieurs plans de la façon dont nous sommes traités par le monde de travail...

Ecrit par : David Herz | 30.10.2007

La situation décrite correspond exactement à celle des profs de langues de l'ESSEC qui est une école privée. Il faut effectivement interpeller les syndicats sur cette question et faire connaître ces situations le plus largement possible par la multiplication de blogs. Il n’est pas normal que les écoles supérieures publiques ou privées continuent d’avoir des enseignants à 2 vitesses et cantonnent certains pendant des années dans un sous statut.

Il peut y avoir des « vacataires » correspondant vraiment au texte du décret n°87-889 du 29 octobre 1987, modifié par décret n° 2004-995 du 16 septembre 2004
Art. 1er. - Les établissements publics d'enseignement supérieur relevant du ministre de l'éducation nationale peuvent faire appel pour des fonctions d'enseignement, dans les disciplines autres que médicales et odontologiques, à des chargés d'enseignement vacataires et, dans toutes les disciplines, à des agents temporaires vacataires, dans les conditions définies par le présent décret.
Art. 2. - Les chargés d'enseignement vacataires sont des personnalités choisies en raison de leur compétence dans les domaines scientifique, culturel ou professionnel, qui exercent, en dehors de leur activité de chargé d'enseignement, une activité professionnelle principale consistant:
soit en la direction d'une entreprise;
soit en une activité salariée d'au moins neuf cents heures de travail par an;
soit en une activité non salariée à condition d'être assujetties à la taxe professionnelle ou de justifier qu'elles ont retiré de l'exercice de leur profession des moyens d'existence réguliers depuis au moins trois ans.


Mais cela ne doit pas être le cas pour celles et ceux dont la profession est l’enseignement. En effet pour enseigner comme vacataire dans le public, l’enseignant, devant justifier d’un employeur principal, est bien souvent vacataire dans le privé. Double précarité donc. Pour l’enseignement des langues dans le supérieur ce système est devenu une généralité qu’il faut dénoncer avec force.

Ecrit par : André MARTIN | 30.10.2007