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14.01.2008
Les vacataires s'organisent
C'est d'actualité. Les vacataires s'organisent. Voilà un nouveau message. Des vacataires d'anglais tentent de centraliser les informations sur les conditions de travail pratiquées dans la plupart des écoles pour tenter d'imposer une charte de bonne conduite. Est-ce possible? Qu'en pensez-vous? A bientôt
"For those of you in France, a wiki has been set up for comments and networking on the "vacataire" issue. The idea is to accumulate information on all the schools hiring vacataires, so we can work out a kind of "charter of good practices" (being paid monthly, having access to equipment, etc) and eventually find a way to impose it on all schools.
P.S. You don't have to be a vacataire to put your 2 cents worth in. We do hope there are some non-vacataires who will get involved as well.
http://englishsup.pbwiki.com/
19:01 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vacataires, précaires, cours de langue, Brest, municipales
Commentaires
Ce livre mérite d’être lu attentivement par les salariés des associations, les syndicalistes, militants de l’économie sociale et de l’éducation populaire, les dirigeants de grandes fédérations.
Le livre noir de l’animation socioculturelle
Sous la direction de Marion Peyre, Collection ‘Questions contemporaines’
L’Harmattan, 267 pages, 23,50€
Un livre noir ? N’est-ce pas exagéré ? Non, car la réalité est parfois pire !
Il ne s’agit pas pour les auteurs, membres du syndicat USPAOC-CGT d’intenter un procès aux mouvements d’éducation populaire. Les syndicalistes qui ont écrit ces pages viennent tous du monde de l’économie sociale et défendent l’Education populaire.
Ce livre analyse la situation dans maintes entreprises socio-éducatives associatives se réclamant d’une démarche de transformation sociale et affichant des valeurs qu’elles bafouent ; des dirigeants associatifs, militants de leurs propres syndicats, se comportant comme des patrons et balayant les droits de salariés ; des pratiques condamnables et loin d’être isolées que l’on imagine plutôt réservées aux patrons de l’industrie ou du commerce. Rien n’est laissé au hasard. De très nombreux témoignages montrent le harcèlement moral, la répression anti-syndicale, l’utilisation importante de personnels précaires et, entre autres, le non respect du code du travail.
Tous pourris ? Heureusement, non ! Mais de nombreuses associations d’éducation populaire devraient réfléchir aux contradictions qui les minent.
Il faut défendre l’éducation populaire : contre la politique de ce gouvernement qui veut l’asphyxier mais aussi contre ces formes de management.
Le collectif auteur de ce livre analyse les raisons qui conduisent à de telles dérives. En voici une, parmi d’autres : « Qu’il s’agisse de fédérations ou de mouvements éducatifs devenus des machines à vendre des stages, des chantiers, des centres de loisirs, des activités de loisirs, ou qui se positionnent concurrentiellement sur toutes les délégations de services publics possibles dans les villes, la liste est longue, et peu de fédérations peuvent se vanter, démonstration à l’appui, d’avoir su garder la flamme militante, d’avoir résisté à l’institutionnalisation dans l’appareil d’Etat et à son cortège de pratiques commerciales, déguisées sous les bons sentiments des valeurs. »
Ecrit par : Violaine | 19.01.2008
Organismes de formation: Oui, les profs
de langues ont des droits aussi
Vous travaillez dans une école de langues en France depuis des années, ou bien vous venez d’arriver. Vous enseignez les langues parce que vous aimez ça, ou bien vous faites ce travail par obligation. Vous aimez votre travail, mais les conditions qui vous sont faites ne vous satisfont pas. Ou, peut-être, vous n’appréciez pas trop votre travail, mais vous pensez que vous l’aimeriez davantage si les conditions étaient meilleures.
Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas que vous avez les mêmes droits, et le droit de demander de meilleures conditions, que les autres salariés en France. Aujourd’hui, la formation en langues est un métier hautement professionnel qui a vocation à se développer de plus en plus dans un monde de plus en plus mondialisé. Le métier de formateur (comme tous les métiers en France) est réglementé par une Convention Collective, un accord national négocié entre les syndicats et les organisations patronales. Cet accord, la Convention Collective des organismes de formation n° 3249, réglemente vos droits en ce qui concerne les contrats de travail, la rémunération, le temps de travail, l’embauche et le licenciement, la maladie, les vacances, la formation, la retraite, etc. Vous pouvez vous procurer ce document au Journal Officiel (www.legifrance.gouv.fr), sur le site du syndicat SNPEFP-CGT (Syndicat national des personnels de l’enseignement et de la formation privés) (www.snpefp-cgt.org) ou sur le site de l’organisation patronale FFP (Fédération de la formation professionnelle), www.ffp.org.
Les problèmes qui préoccupent les formateurs dans la plupart des écoles de langues sont à peu près les mêmes depuis des années: les temps de disponibilité et de transport non rémunérés, les faibles salaires, le manque de promotion et, particulièrement pour les formateurs en langues dites ‘rares’, une précarité totale.
Et pourtant, le secteur de la formation professionnelle est en plein essor. D’après les chiffres de la fédération patronale, l’augmentation du chiffre d’affaires des organismes de formation était de 8% en 2007, et sera de 9% en 2008. Si les organismes se restructurent, le travail ne manque pas…il n’est que de consulter les journaux spécialisés !
Mais apparemment, les employeurs sont les seuls à profiter de cette conjoncture favorable. C’est peut-être le bon moment pour les salariés du secteur d’exiger de meilleures conditions de travail. De toute manière, personne ne le fera à leur place !
De plus en plus de profs de langues se mobilisent, s’organisent, discutent de leurs problèmes ensemble, prennent contact avec un syndicat, voire se syndiquent. Les choses peuvent avancer si nous sommes plus nombreux, plus nombreuses, à exiger le respect de nos droits.
Prendre contact avec un syndicat peut être un premier pas. Envoyez-nous un courriel à snpefp@ferc.cgt.fr.
SNPEFP-CGT: un syndicat pour les formateurs en langues
Ecrit par : Violaine | 01.02.2008
La banale histoire d’une association
Une Union Locale CGT a récemment interpellé la FERC, le SNPEFP et le Président du Conseil Régional de son département concernant la situation vécue par les salariés d’un organisme de formation associatif.
Cette structure comprend 2 sites. Son but est d’aider les femmes à s’insérer dans la vie active. La spécificité de cette association est son expertise dans le domaine de l’insertion socio-professionnelle : formation sanitaire et sociale, formations pré-qualifiantes et qualifiantes d’aide à la personne, préparation aux concours (infirmière, aide soignante, moniteur éducateur, assistantes sociales), formation de personnes désirant travailler dans l’aide à domicile, accompagnement pour la Validation des Acquis et de l’Expérience.
L’association connaît de graves difficultés financières. Déclarée en cessation de paiement, à l’initiative des salariés, son projet est susceptible de disparaître.
L’union locale CGT a listé les conditions qui ont amené l’association à se retrouver dans cette situation.
Gestion financière : Les représentants du personnel ont été informés de l’assignation des Urssaf à payer une dette de plusieurs milliers d’euros. Ils font immédiatement le nécessaire pour obtenir plus d’éléments d’information. Les cotisations sociales des années précédentes n’ont pas été payées. Les représentants du personnel constatent également que les organismes chargés du recouvrement des cotisations d’assurance chômage, de retraite complémentaire et de prévoyance n’ont pas reçu de versement des cotisations. D’autres dettes n’ont pas été honorées. L’association a un dossier conséquent de relances, commandements de payer…
Les salariés alertent le conseil d’administration de l’association et sollicitent le Tribunal de Grande Instance pour que soit étudiée la possibilité de cessation de paiement, seul espoir de percevoir les salaires; seul espoir d’établir un plan d’apurement des dettes.
Fonctionnement de l’association : Les problèmes financiers existaient depuis longtemps. L‘ancien président avait signalé les soucis et souhaitait développer d’autres marchés. Au cours des années, le déficit n’a cessé de s’accroître. Aucune information, aucune solution n’a été envisagée : trouver de nouveaux partenaires, développer l’activité, restructurer l’association, négocier des échelonnements de paiement. L’association a continué d’embaucher du personnel supplémentaire.
Depuis leur nomination, les représentants du personnel et IrP, dans le cadre des actions menées pour trouver des solutions, ont été mis en difficulté. Ainsi, des rencontres ont été annulées, des informations dissimulées, leurs propositions d’aide non retenues.
La situation aujourd’hui : Les instances dirigeantes sont inexistantes. Il n’y a plus de trésorier. L’association a fait le point, devant le juge, sur la situation de redressement. Un repreneur s’est manifesté. La Présidente n’ayant pas apporté de propositions recevables pour la continuité et/ou la reprise d’activité, le juge a donné un délai supplémentaire. Si aucune proposition sérieuse ne se présente, la liquidation est prononcée. Les salariés de l’association ont élaboré des pistes pour la continuité de l’action. D’autres repreneurs potentiels sont en train d’étudier la possibilité de reprendre tout ou partie de l’activité. Les dirigeants de l’association ont, semble-t-il, abandonné. Il semble intéressant d’entendre les propositions des employés de l’association et autres repreneurs.
L’avenir de l’association est sombre ; son projet en direction des personnes sans emploi est menacé, emportant avec lui des suppressions de poste.
L’Etat et les collectivités régionales mettent l’accent sur le développement des emplois en direction des personnes en difficulté. L’activité des organismes de formation associatifs est en phase avec ces priorités publiques. Ces structures associatives sont compétentes par le niveau de qualification donné et par l’expérience de leur personnel.
Elles permettent aux stagiaires d’accéder à une formation qualifiante, source d’emploi ; elles offrent à des personnes en difficulté l’accompagnement de leur personnel qualifié pour les assister.
Or, ces structures disparaissent localement.
Liquider un établissement de proximité constitue une perte sociale lourde pour le bassin d’emploi local.
Il est important de maintenir et développer l’emploi dans le champ de l’économie sociale et d’insister sur l’intérêt de la continuité de tels projets sur le territoire.
Ecrit par : Violaine | 13.03.2008







