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20.01.2008
L'AFFAIRE DU RHÔNE : FLE ATTAQUE
Quand on reparle de FLE Attaque. Merci pour le message retransmis par Violaine
L'AFFAIRE DU RHONE
Voici un article de Carole Bianchi publié dans 20 minutes qui présente la désastreuse suite de l’Affaire du Rhône
LES COURS DU PREFET CHAHUTES PAR DES PROFS
Le dispositif d'apprentissage du français aux étrangers récemment annoncé par la préfecture du Rhône ne fait pas l'unanimité. Basé sur le volontariat de cent trente-sept retraités de l'Education nationale et agents de la préfecture formés depuis hier sur le campus de Bron, ce dispositif « dévalorise » les professeurs diplômés, selon un collectif d'enseignants et le syndicat Rhône-Alpes des personnels de la formation (Syrafor).
Ce dernier, affilié à la CFDT, a fait part de ses inquiétudes dans une lettre envoyée hier au préfet, Jacques Gérault. Tout comme le collectif de professeurs de français langue étrangère (FLE) Attaque. « Des professeurs sont formés pour enseigner le français aux étrangers. Nous avons tous entre bac + 4 et bac + 8, alors que les personnes recrutées par la préfecture vont être formées en quatre jours. Notre métier est totalement ignoré », s'indigne Aurélie Tardy, 32 ans, relais du collectif FLE Attaque.
Cette professeure qui enseigne depuis 1999 dans le Rhône explique par ailleurs que sa profession, où les vacations sont nombreuses, reste très précaire et méconnue. « Pour une fois qu'un projet était mis en place, nous ne sommes pas sollicités. C'est dévaloriser le diplôme que les étrangers obtiendront à la fin », poursuit-elle.
« Cette position n'est pas fondée, assure Alain Régnier, préfet délégué pour l'égalité des chances qui a participé à l'élaboration du dispositif. Les enseignants ne vont pas être lésés, car ils seront davantage sollicités pour faire passer les épreuves du diplôme. » Il explique d'ailleurs vouloir travailler main dans la main avec les six organismes de formation du département, qu'il doit rencontrer aujourd'hui. »
Alors que conclure après ce nouvel épisode ? Eh bien que malgré la mobilisation des profs de FLE, le préfet délégué Alain Régnier continue de se foutre de nous puisqu’il nous assure que nous ne serons pas « lésés, car [nous serons] davantage sollicités pour faire passer les épreuves du diplôme. » Je suis vraiment rassuré.
Cependant, juste une question : les profs de FLE ne sont-ils là QUE pour faire passer des examens ? Ou bien est-ce que, si ça ne dérange pas trop, on pourrait donner aussi quelques cours ? Quant aux retraités de l’Education Nationale et de la préfecture, puis-je suggérer qu’ils aillent tranquillement en retraite au lieu de nous piquer notre boulot !
21:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FLE attaque, vacataires, enseignement, Brest
Commentaires
En Rhône Alpes, des centaines d’organismes de formation, d’associations et de sociétés de conseil génèrent un chiffre d'affaires de plusieurs millions d'euros.
Le secteur associatif, généralement tourné vers des actions d’insertion pour des publics défavorisés, a plusieurs atouts :
- en visant la promotion des personnes, il est porteur de valeurs sociales ;
- en touchant des milliers de bénéficiaires, il joue également un rôle essentiel pour le développement économique local.
Mais depuis la décentralisation et la mise en place du code des marchés publics, le secteur de la FPC peut aussi être vecteur de risques : menace de l’unité et de l’efficacité du service public, incohérence des formations et des interventions, inégalité d’accès à une formation de qualité, précarisation des personnels… ; cette démarche s’aligne sur les politiques de marchandisation du privé.
Certaines associations ont anticipé ce changement et émargent sur des dispositifs diversifiés ; mais d’autres, dépendant des financements locaux, ont opté pour des choix préjudiciables à leurs salariés : brader leur bien immobilier, geler les salaires ou licencier le personnel, à commencer par les responsables syndicaux.
Des exemples édifiants sont nombreux avec des procédures de licenciements à l’encontre de responsables syndicaux CGT.
Le SNPEFP(Syndicat National des Personnels d’ Enseignement et de Formation Privés)- CGT s’insurge contre ces pratiques.
Nous demandons aux élus siégeant au Conseil Régional de veiller :
- à l’arrêt de tous les licenciements en cours
- à la mise en place d’un conventionnement pluriannuel
- à l’application et au respect de la convention collective des salariés
- au maintien des subventions de fonctionnement.
Ecrit par : Violaine | 08.02.2008
En Rhône Alpes, des centaines d’organismes de formation, d’associations et de sociétés de conseil génèrent un chiffre d'affaires de plusieurs millions d'euros.
Le secteur associatif, généralement tourné vers des actions d’insertion pour des publics défavorisés, a plusieurs atouts :
- en visant la promotion des personnes, il est porteur de valeurs sociales ;
- en touchant des milliers de bénéficiaires, il joue également un rôle essentiel pour le développement économique local.
Mais depuis la décentralisation et la mise en place du code des marchés publics, le secteur de la FPC peut aussi être vecteur de risques : menace de l’unité et de l’efficacité du service public, incohérence des formations et des interventions, inégalité d’accès à une formation de qualité, précarisation des personnels… ; cette démarche s’aligne sur les politiques de marchandisation du privé.
Certaines ont anticipé ce changement et émargent sur des dispositifs diversifiés ; mais d’autres, dépendant des financements locaux, ont opté pour des choix préjudiciables à leurs salariés : brader leur bien immobilier, geler les salaires ou licencier le personnel, à commencer par les responsables syndicaux.
Les exemples édifiants sont nombreux avec des procédures de licenciements à l’encontre de responsables syndicaux CGT.
Le SNPEFP(Syndicat National des Personnels d’ Enseignement et de Formation Privés)- CGT s’insurge contre ces pratiques.
Nous demandons aux élus siégeant au Conseil Régional de veiller :
- à l’arrêt de tous les licenciements en cours
- à la mise en place d’un conventionnement pluriannuel
- à l’application et au respect de la convention collective des salariés
- au maintien des subventions de fonctionnement.
Ecrit par : Violaine | 08.02.2008







