08.01.2008

Des nouvelles de FLE Attaque

Bonjour et bonne année.

Bloavez Mad !

Pour commencer cette année de manière solidaire,je transmets aux lecteurs du blog un message reçu de FLE Attaque, association très dynamique de profs de FLE franciliens. Allez donc voir leur site...

Bonjour de Carmen et à +


Dans le cadre d'un travail avec des syndicats, nous réunissons des contrats de travail de professeurs de FLE/FLS/Alpha. L'objectif est de montrer la diversité des traitements pour un travail similaire et aussi de contrôler la "valeur" juridique de ces contrats. Nous avons besoin de réunir une centaine de contrats. C'est pourquoi nous faisons appel à votre participation.
Il s'agit donc de nous envoyer vos contrats accompagnés d'une fiche de paie (vous anonymez ces documents en passant du blanc ou rayant votre nom ou celui du directeur, vous laissez le nom de l'entreprise). Envoyez-nous un modèle de tous les types de contrats que vous avez pu avoir, que ce soit dans le public, privé, associatif..., pas seulement votre dernier contrat mais tous ceux que vous avez à disposition.
N'oubliez pas la fiche de paie correspondante.

Vous pouvez envoyer les documents à l'adresse suivante :

Odile Rouzin
21 rue d'Avron
75020 Paris

Nous vous remercions de votre aide.

Bonne année 2008

Maylis Martial
pour le collectif

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FLE Attaque
Collectif francilien d'enseignants pour l'information et la défense des professionnels du FLE, du FLS, de la lutte contre l'illettrisme et de l'alphabétisation

http://metiersdufle.zeblog.com/

30.12.2007

ENCORE DES CHIFFRES

Bienvenue sur le site ... A lire une note sur l'enseignement du FLE

Moins de 11 euros : c’est le taux horaire minimum conventionnel d’un formateur D1 technicien qualifié.
5 ans : c’est le délai prévu par la Convention Collective pour que les formateurs D ou E accèdent automatiquement à l’échelon supérieur (2) de sa catégorie. La réalité est toute autre : rares sont les salariés qui y parviennent, l’employeur renâclant à nous accorder l’entretien prévu à cet effet.
25 euros : c’est la rémunération horaire proposée à un ‘bénévole’ volontaire à l’enseignement du FLE (Français Langue Etrangère) aux étrangers désireux d’obtenir le DILF (diplôme initial de langue française). Ce sésame, créé par décret en décembre 2006, valide les premiers apprentissages en français.
38 h : c’est la durée de la formation estimée suffisante pour transmettre à ce personnel volontaire les techniques et compétences pédagogiques le rendant apte à enseigner le FLE à un public dont ce n’est pas la langue maternelle.
Le gouvernement Sarkozy fait peu de cas du statut, des droits du formateur et de la CCN OF. Il se moque d’une branche professionnelle toute entière. Il discrédite notre langue en décrétant qu’elle peut être enseignée sans compétence particulière. Il accentue la précarité, le chômage dans notre secteur.
Sa politique autoritaire en direction des étrangers primo arrivants est l’aboutissement de la disparition du FASILD (Fonds d'Action et de Soutien pour l'Intégration et la Lutte contre les Discriminations) et de l’application du Code des marchés publics envers les dispositifs de formation pour migrants et plus généralement liés à l’insertion. La CGT a alerté sur l’abandon progressif du FASILD au nom du droit commun, des actions liées aux étrangers vivant en France. Le SNPEFP s’opposera partout dans les régions à l’application de cette politique méprisante et indigne.
+ 8% : c’est l’augmentation du chiffre d’affaires des Organismes de Formation en 2007 pronostiquée par l’Observatoire Economique de la FFP. Les prévisions pour 2008 prévoient, grâce au DIF, une croissance dépassant les + 9%.
+ 1,5% : c’est la proposition des représentants patronaux de la FFP d’augmentation de nos salaires pour l’an prochain. Le SNPEFP a la conscience tranquille puisque nous n’avons pas signé l’accord précédent, croyant peu en leur promesse –verbale- d’une revalorisation qui aurait dû avoir lieu en juin dernier. Non seulement le patronat n’a pas tenu ses engagements, mais il a tenté d’arracher un nouvel accord à minima qui l’exonérerait de toute revendication future. Les organismes s’enrichissent, investissent, vantent et vendent le professionnalisme de leurs personnels ; parallèlement, ils mènent une politique salariale exécrable. Ni les salariés, ni les usagers, ni les commanditaires ne peuvent rester insensibles à ces coups portés à la qualité et à la dignité.
100 000 :c’est le nombre de salariés de la FPC (formation professionnelle continue: Au cœur du dispositif, il y a les stagiaires bénéficiaires des formations. A leur côté, il y a les personnels des organismes de formation et, en particulier, les formateurs, principaux acteurs du secteur. Face à nous, il y a les employeurs. Parmi eux, il y a la FFP (Fédération de la Formation Professionnelle) qui, aussi légitime soit-elle, ne représente que 300 adhérents. Bientôt peut-être, un 2ème, voire un 3ème interlocuteur patronal pour représenter environ 40 000 entités viables. Nos patrons, avec qui nous négocions, ne sont que des intermédiaires prestataires de service.Derrière et au dessus d’eux, il y a les donneurs d’ordre, les commanditaires, les clients, les services achat, les collectivité territoriales, la région. Les disparités en matière de politique salariale ainsi que les nombreux accords d’entreprise signés nous invitent à la nécessité de moderniser notre Convention Collective devenue désuète. Un autre défi serait d’être présents si des négociations se mènent au niveau régional.
3/4 : c’est le taux de l’offre privée (actions de formation que le secteur privé, associatif ou marchand propose au public salarié ou demandeur d’emploi). Ce sont les personnels dans nos associations et organismes de formation qui assurent cette mission. Notre dernière CEN (Commission Exécutive Nationale) a confirmé l’incontournable nécessité de participer à et de nous exprimer dans les collectifs et groupes de travail confédéraux et fédéraux CGT.

Smail LAMARA
SNPEFP CGT