16.03.2008
Trouvé sur le net ...
http://www.lcpan.fr/rattrapage_dossier_urgent.asp?tc=du_120308_lien2
où on parle de "dérive des vacataires"
Emission concernant les vacataires de l'Education Nationale ... Couper, coller et c'est parti ...
19:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vacataires, précaires ....
07.03.2008
Bienvenue sur ce blog
Bonjour, bienvenue sur le site des vacataires en colère. Si vous voulez connaître l'origine de ce site, allez faire un tour dans les archives. On commence par "Virée". Si vous voulez faire la connaissance de mon amie Carmen, prof d'espagnol vacataire depuis quelques années dans le monde fictif de ce blog, lisez aussi "Les aventures de Carmen". Attention, elle n'arrête pas de râler et se plaint même du prix des nouilles.
12:56 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : EVS, vacataires, précaires, Brest, école, langue
05.03.2008
Carmen et les EVS
Carmen a une bonne copine qui travaille dans une école primaire de Brest et fait plein de choses indispensables. Des choses prévues dans son contrat ... et d'autres pas. Donc, on n'en parle pas ici... C'est un contrat EVS, un contrat aidé. Vous connaissez? La copine de Carmen est contente d'avoir ce boulot, parce qu'à son âge... Evidemment, elle ne touche pas un gros salaire. Ce n'est pas comme si elle avait un poste de secrétaire. Je dis secrétaire, parce que c'est un peu le travail qu'elle fait. La directrice lui a dit : "Écoute, l'année prochaine ... Je ne pense pas que ton contrat..." La copine de Carmen, furieuse, a écrit une lettre au président Sarkozy, spécifiant qu'elle voulait travailler, qu'elle aimait ce travail. Voici donc la réponse qu'elle a reçue :
La réponse du Président aux EVS
Nous publions ci-dessous la réponse que reçoivent les EVS sous CAV inquiets pour leur avenir, qui écrivent au Président Sarkozy.
M ,
Vous avez appelé l’attention du Président de la République, qui a transmis votre message à M. Xavier DARCOS, Ministre de l’Education nationale, sur l’arrivée à échéance de votre contrat d’avenir (CAV) ayant permis de vous recruter en qualité d’emploi vie scolaire dans les services de l’éducation nationale.
Les recrutements d’emplois vie scolaire par contrats aidés répondent à un double objectif : satisfaire certains besoins jusque là non couverts dans les établissements scolaires et constituer une première étape d’un parcours d’accès ou de retour à l’emploi. Ce dernier objectif explique que votre contrat ait eu une durée limitée, sans possibilité de renouvellement.
Néanmoins, un entretien individuel de diagnostic doit vous être proposé à son échéance par l’ANPE. Cet entretien permet d’examiner les possibilités qui s’offrent à vous en matière d’emploi. Si aucun entretien ne vous a été proposé, je vous invite à contacter un conseiller dans l’agence la plus proche de chez vous. La liste et les coordonnées des agences ANPE figurent sur leur site Internet (www.anpe.fr).
En outre, le ministère de l’Education nationale aide ses anciens agents à trouver un emploi dans les meilleures conditions possibles.
Ainsi, à la fin de votre contrat, vous recevrez une attestation de compétence sur laquelle figureront les activités et compétences que vous avez développées durant votre recrutement. Grâce à cette attestation, vous pourrez notamment accéder aux dispositifs de validation des acquis de l’expérience qui peuvent vous permettre d’obtenir un diplôme en fonction des activités et compétences développées.
Concrètement, vous pouvez vous présenter auprès des services responsables du dispositif académique de validation des acquis (DAVA) de votre rectorat. Vous trouverez la liste et les coordonnées des rectorats sur le site Internet du ministère de l’Education nationale (www.education.gouv.fr).
L’obtention éventuelle d’un diplôme grâce à ces dispositifs, ainsi que l’expérience acquise durant votre recrutement par contrat aidé, pourront ainsi faciliter vos démarches en vue d’accéder à un nouvel emploi.
Je vous prie de croire, M , en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
La réponse du Président aux EVS
mardi 19 février 2008, par *, AC ! 54. Voir leur site. http://exil.ac.eu.org/spip.php?rubrique16
La copine de Carmen est un peu triste. Elle a été embauchée parce qu'elle ne trouvait pas de travail ailleurs. "Trop vieille...", luis disait-on. Et maintenant.
09:30 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : EVS, vacataires, précaires, Brest, enseignement
25.02.2008
Appel à projet d'écriture ...
Chère lectrice, cher lecteur,
Il y a quelques mois, Carmen nous a chanté le blues des vacataires, dont vous trouverez les paroles ci-dessous.
J'avoue que je ne suis pas très satisfaite de ce texte, écrit un peu vite. Vous pourriez pas nous aider un peu, ajouter, compléter...
Figurez-vous que Bruno a trouvé des copains qui sont prêts à le chanter en public...
Donc on attend vos propositions. Merci
« Après les angoisses du début d’année
T’as travaillé trois mois, toujours pas payée
Et les heures supprimées, pas rémunérées
T’auras pas de contrat, c’est l’Etat
N’attends pas le syndicat, il est pas là
Gare à toi, sois toujours sympa
C’est le règne de l’arbitraire, du pouvoir discrétionnaire
Si ça te plaît pas, tu peux rentrer chez ta mère
Tu comprends pas, ouvre le dictionnaire, t’es vacataire » ;
Le refrain, si je me souviens bien, était plutôt simple :
Tu ne peux rien changer
Si tu protestes, tu te fais virer
Des bottes, tu devras lécher
Surtout, ne te fais pas détester
10:38 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blues, vacataires, enseignement, chanson, brest
20.02.2008
CARMEN AU PAYS DES JOUETS
C’était un matin comme les autres. J’ai mis ma ceinture. Je me suis arrêtée au feu qui était rouge. J’ai respecté les limitations de vitesse et je me suis garée sur le parking d’un hyper. Comme d’habitude, j’ai poussé mon caddie tout droit, sans tourner la tête ni à droite ni à gauche. J’ai évité le rayon des magazines, j’ai ignoré les vêtements, chaussures, housses de couette, jouets… Mais là, …
- Qu’est-ce que tu fais là, Carmen ?
Carmen au rayon des playmobils ! Je croyais que Bruno avait dit que … Pas question avant qu’elle ait un boulot fixe. Et puis, les playmobils, c’est pas pour les bébés. Pas avant 36 mois…
- Je cherche du matériel pédagogique…
- Hein ?
- Tu vois, c’est formidable. Pour des petits de 8 ans. Tu viens dans une classe avec tes figurines et tu as tous les objets de la vie quotidienne. Tu leur apprends le nom des objets en les montrant, le nom des couleurs… Ensuite, tu inventes avec eux des dialogues. Ils créent des histoires et les font vivre aux personnages de playmobil. Tu vas dire, c’est cher… D’accord, mais il y a un copain de Bruno qui va m’en faire en bois, et je les peindrai. Super, hein ? Et puis, j’ai demandé à ma sœur de m’envoyer des CD de musique de chansons pour enfants en espagnol et des dessins animés… Des films sympa. Je vais développer une méthode géniale, apprendre l’espagnol aux petits en stimulant la créativité. Les enfants apprennent tellement vite. C’est important, les langues, non ? Et puis avec toutes mes observations, j’écrirai une thèse. Pas une thèse qui reste dans les rayons parce qu ‘elle n’intéresse personne. Un vrai travail de terrain avec des conseils pour l’enseignement des langues aux enfants. On pourrait ensuite fabriquer du matériel pour les autres langues sur la base de ce travail. C’est passionnant, l’apprentissage des langues aux petits. J’ai lu deux ou trois bouquins sur des expériences en Catalogne.
- Mais, Carmen…
- C’est vrai, je n’ai jamais travaillé avec les enfants. Mais je les aime. Et puis, tu sais bien que j’en ai marre des vacations. Alors, j’aimerais avoir un poste dans l’enseignement primaire. Et je voudrais devenir une vraie pro, faire une vraie carrière…
- C’est pas possible, Carmen !
- Tu sais, je vais m’inscrire à la formation du CNED …
- C’est pas ça, Carmen. On ne demande aucune formation particulière, ni aucun talent pédagogique aux profs qui donnent les cours de langues étrangères dans le primaire. Mais on ne les embauche pas plus de deux ans consécutifs. Pour des questions de statut…
- Deux ans ! Alors, quand on a appris le boulot, on doit partir !
- C’est vrai, ils ont du mal à recruter dans ces conditions.
En France, enseigner les langues, ce n’est pas un métier. On a besoin d’un certificat d’aptitude professionnelle pour laver les cheveux dans un salon de coiffure ou repeindre une façade, mais pas pour enseigner l’espagnol ou l’allemand aux enfants… Dans la plupart des cas, il suffit de dire que tu es ‘native speaker’ et tu as du travail. Du travail, oui… Presque toujours précaire. Souvent comme vacataire.
- T’es déçue, Carmen ?
11:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écoles primaires, langues, vacataires, Brest municipales, précaire
14.02.2008
J'ai reçu un SMS... (Les aventures de Carmen)
Oui, un SMS de Bruno. « Carmen pas bien. Viens ! » Dans la rue, au pied de l’immeuble, je l’entends déjà, mon amie Carmen. Au premier, c’est encore plus précis. Ma doué ! Quelle voix! Loi de Murphy oblige, j’imagine le pire. Encore un drame brestois ! Et Carmen, si elle t’aime pas, prends garde à toi ! Sur le palier, j’hésite une poignée de secondes. J’entre finalement, la porte était ouverte. Carmen arpente « la grande pièce » de son T1bis, du canapé au buffet, du buffet au fauteuil, accrochée au téléphone, elle hurle. Je comprends quelques mots : «Je n’en veux pas… Crapuleux … » Suivent des propos orduriers que je ne noterai pas dans ce blog, parce que je n’en connais pas l’orthographe. Un dernier cri, elle raccroche, s’écroule sur le canapé.
- C’est quoi, cette histoire ?
- Un contrat pourri…
- On te propose un contrat ? Pourri ou pas, t’en as de la chance…
- Tu sais que je cherche un boulot stable, non ? Je te le répète tout le temps. À chaque rentrée, lire dans le marc de café pour savoir si j’ai des cours ou pas. Les heures qui sautent, pas payées. Pas de droit à la formation. C’est usant. Tu vois, j’aimerais bien déménager, pour un appart plus grand. Et puis en plus, Bruno et moi, on voudrait un bébé. Enfin, surtout moi, et Bruno trouve que c’est trop risqué. Il répète : « Tu nous imagines, tous les trois sous une tente de chez Décathlon ! » Alors, je regarde toutes les annonces. Et je réponds pour être vendeuse, traductrice, secrétaire, télé-prospectrice, même parfois prof d’espagnol, formatrice… Ils ne me répondent jamais. Un jour, je vois une annonce pour une école de langues qui cherchait un auteur/tuteur pour cours d’espagnol en ligne. J’expédie une lettre, un CV. Et là, une responsable m’appelle. On branche bien au téléphone et je commence tout de suite. 45 Euros l’heure de cours mise en ligne, c’est payé en droits d’auteur et pour le tutorat à distance 20 Euros de l’heure…à la facture.
- C’est nul. Pour une heure de cours à distance. Et tu devais payer toi-même ton matériel ?
- Ils devaient m’envoyer un micro, une webcam… Jamais eu.
- Tu as travaillé longtemps pour eux ?
- Deux mois…
- Sans contrat ?
- La fille, qui était sympa, me disait toujours : on prépare votre contrat, ne vous en faites pas … mais la secrétaire était malade, elle avait trop de travail…
- Panne informatique, papier en rupture de stock… Et là, tu l’as enfin eu, ce contrat ?
- Ce matin. Et tu vois là : le paiement des droits d’auteur est étalé sur trois ans…
- Tu pourras toujours expliquer ça à ton propriétaire …
- Et pour être payée, je dois apporter les mises à jour pendant trois ans. Pieds et poings liés pendant trois ans... C’est écrit noir sur blanc. Si mon texte et les exercices ne sont pas actuels, c’est à moi de mettre à jour.
- Tu choisis un article sur la corruption ou la pollution, tout à fait par hasard. Par miracle, pollution et corruption disparaissent l’année suivante. Pas de chance pour toi, tout le boulot est à refaire.
- D’après ce contrat, ma responsabilité est engagée … À moi de payer les frais de justice et d’avocat, au cas où…
- Je peux l’emporter, ton contrat ?
Oui, mais t’en parles à personne, hein ? Il y a aussi une clause de confidentialité...
15:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Carmen, vacataires, précaires, langues, e-learning, Brest
10.02.2008
Sans titre
Trois jours au lit avec (à cause de ?) la grippe. Je suis allée faire un tour chez Carmen. Elle m'a dit : "ça bouge chez les vacataires. C'est à cause des élections. En ce moment, il suffit de demander. La preuve, les buralistes, les chauffeurs de taxi... Et nous ? On fait quoi ? " Et puis, il paraît que Bruno a une idée ... Mais, c'est pour plus tard. Promis. A plus ..
"Pour les langues mais aussi les autres disciplines, la précarité sévit dans les 2 secteurs, formation continue et formation initiale. La convention collective des organismes de formation ne couvre pas les enseignants de l'enseignement supérieur privé. Certaines écoles supérieures relèvent d'une convention collective non étendue, comme les écoles de la FESIC (EDHEC, ESPEME, ESSCA, ESSEC, IESEG, ISIT, EPMI, ESCOM, ESEO, HEI, ISEN, ISEN, ISEP, LASALLE, LOUIS de BROGLIE ...). Les autres établissements d'enseignement supérieur privé relèvent, je pense, de la convention collective nationale de l'enseignement privé hors contrat signé récemment en novembre 2007 (http://www.fep-cfdt.fr/actu/breves/pdf/CHORSCONTRAT2007.pdf). Violaine a raison, il est nécessaire de coordonner tous les efforts afin de faire respecter le droit et en finir avec l'équation "vacataires" = absence de droits. martin.and@aliceadsl.fr"
"Le SNPEFP participe aux réunions de négociation et d’interprétation des principales conventions : Supérieur et Hors-Contrat : même combat ! Dans ces secteurs, il s’agit la plupart du temps de faire appliquer le code du travail ou plutôt de faire comprendre aux dirigeants qu’ils n’ont pas le choix! Les problématiques sont souvent les mêmes. Nous sommes sur un « marché » concurrentiel et dans un combat afin que soient appliqués les droits des salariés : pressions auprès d’employeurs pour mettre en place les élections de délégués du personnel ou pour stopper les entraves au fonctionnement du comité d’entreprise ; soutien aux syndiqués qui souhaitent implanter la vie syndicale dans l’établissement ; montage de dossiers pour discrimination syndicale face à des licenciements / pressions à l’encontre de salariés, syndiqués ; suivi de dossiers pour souffrance morale au travail, accompagnement de salariés abusivement licenciés pour raison économique ; paiement des heures supplémentaires au taux majoré, respect de la vie privée... Dans ces écoles ou établissements, certains dirigeants ne voient rien d’autre que des entreprises qui passent du statut d’association à but non lucratif au statut de société (SA, SCP, …) quand ils souhaitent avoir une plus grande autonomie quant à l’affectation des bénéfices. Les professeurs et les salariés sont en général payés des misères alors que certains étudiants payent plus de 15.000 € de frais d’études par an ! * Lutter pour des coefficients d’heures de face à face raisonnables (condition nécessaire pour un suivi efficace des étudiants) et une valorisation de l’ensemble des activités hors face à face, … * Faire pression sur les employeurs : salaires, temps de travail, peu de permanents, … avec le risque de perte de reconnaissance de l’établissement par l’Etat … Une CCN du Hors Contrat supérieur vient d'ête signée. Les défis pour l’enseignement supérieur privé sont nombreux ! Contacts : Enseignement Supérieur et Hors-contrat Privé : Privé supérieur : Christine Fourage christine.fourage@snpefp-cgt.org Privé hors contrat : Pascal Régnier pascal.regnier@snpefp-cgt.org Evelyne Martin (région Est) evjomartin@snpefp-cgt.org)"
08:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vacataires, taxis, élections
20.01.2008
L'AFFAIRE DU RHÔNE : FLE ATTAQUE
Quand on reparle de FLE Attaque. Merci pour le message retransmis par Violaine
L'AFFAIRE DU RHONE
Voici un article de Carole Bianchi publié dans 20 minutes qui présente la désastreuse suite de l’Affaire du Rhône
LES COURS DU PREFET CHAHUTES PAR DES PROFS
Le dispositif d'apprentissage du français aux étrangers récemment annoncé par la préfecture du Rhône ne fait pas l'unanimité. Basé sur le volontariat de cent trente-sept retraités de l'Education nationale et agents de la préfecture formés depuis hier sur le campus de Bron, ce dispositif « dévalorise » les professeurs diplômés, selon un collectif d'enseignants et le syndicat Rhône-Alpes des personnels de la formation (Syrafor).
Ce dernier, affilié à la CFDT, a fait part de ses inquiétudes dans une lettre envoyée hier au préfet, Jacques Gérault. Tout comme le collectif de professeurs de français langue étrangère (FLE) Attaque. « Des professeurs sont formés pour enseigner le français aux étrangers. Nous avons tous entre bac + 4 et bac + 8, alors que les personnes recrutées par la préfecture vont être formées en quatre jours. Notre métier est totalement ignoré », s'indigne Aurélie Tardy, 32 ans, relais du collectif FLE Attaque.
Cette professeure qui enseigne depuis 1999 dans le Rhône explique par ailleurs que sa profession, où les vacations sont nombreuses, reste très précaire et méconnue. « Pour une fois qu'un projet était mis en place, nous ne sommes pas sollicités. C'est dévaloriser le diplôme que les étrangers obtiendront à la fin », poursuit-elle.
« Cette position n'est pas fondée, assure Alain Régnier, préfet délégué pour l'égalité des chances qui a participé à l'élaboration du dispositif. Les enseignants ne vont pas être lésés, car ils seront davantage sollicités pour faire passer les épreuves du diplôme. » Il explique d'ailleurs vouloir travailler main dans la main avec les six organismes de formation du département, qu'il doit rencontrer aujourd'hui. »
Alors que conclure après ce nouvel épisode ? Eh bien que malgré la mobilisation des profs de FLE, le préfet délégué Alain Régnier continue de se foutre de nous puisqu’il nous assure que nous ne serons pas « lésés, car [nous serons] davantage sollicités pour faire passer les épreuves du diplôme. » Je suis vraiment rassuré.
Cependant, juste une question : les profs de FLE ne sont-ils là QUE pour faire passer des examens ? Ou bien est-ce que, si ça ne dérange pas trop, on pourrait donner aussi quelques cours ? Quant aux retraités de l’Education Nationale et de la préfecture, puis-je suggérer qu’ils aillent tranquillement en retraite au lieu de nous piquer notre boulot !
21:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FLE attaque, vacataires, enseignement, Brest
Livre noir de l'animation culturelle
Merci à Violaine qui attire notre attention sur le livre noir de l'animation culturelle. Que faut-il conclure de cette lecture ? Que les rapports de pouvoir peuvent corrompre? Que chacun de nous peut se transformer en méchant patron exploiteur ? Que le code du travail qui protège les salariés n'est pas un luxe mais une nécessité?
Le livre noir de l’animation socioculturelle
Sous la direction de Marion Peyre, Collection ‘Questions contemporaines’
L’Harmattan, 267 pages, 23,50€
Un livre noir ? N’est-ce pas exagéré ? Non, car la réalité est parfois pire !
Il ne s’agit pas pour les auteurs, membres du syndicat USPAOC-CGT d’intenter un procès aux mouvements d’éducation populaire. Les syndicalistes qui ont écrit ces pages viennent tous du monde de l’économie sociale et défendent l’Education populaire.
Ce livre analyse la situation dans maintes entreprises socio-éducatives associatives se réclamant d’une démarche de transformation sociale et affichant des valeurs qu’elles bafouent ; des dirigeants associatifs, militants de leurs propres syndicats, se comportant comme des patrons et balayant les droits de salariés ; des pratiques condamnables et loin d’être isolées que l’on imagine plutôt réservées aux patrons de l’industrie ou du commerce. Rien n’est laissé au hasard. De très nombreux témoignages montrent le harcèlement moral, la répression anti-syndicale, l’utilisation importante de personnels précaires et, entre autres, le non respect du code du travail.
Tous pourris ? Heureusement, non ! Mais de nombreuses associations d’éducation populaire devraient réfléchir aux contradictions qui les minent.
Il faut défendre l’éducation populaire : contre la politique de ce gouvernement qui veut l’asphyxier mais aussi contre ces formes de management.
Le collectif auteur de ce livre analyse les raisons qui conduisent à de telles dérives. En voici une, parmi d’autres : « Qu’il s’agisse de fédérations ou de mouvements éducatifs devenus des machines à vendre des stages, des chantiers, des centres de loisirs, des activités de loisirs, ou qui se positionnent concurrentiellement sur toutes les délégations de services publics possibles dans les villes, la liste est longue, et peu de fédérations peuvent se vanter, démonstration à l’appui, d’avoir su garder la flamme militante, d’avoir résisté à l’institutionnalisation dans l’appareil d’Etat et à son cortège de pratiques commerciales, déguisées sous les bons sentiments des valeurs. »
Bon dimanche à tous ....
09:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : livre noir de l'animation culturelle, vacataires, précaires
14.01.2008
Les vacataires s'organisent
C'est d'actualité. Les vacataires s'organisent. Voilà un nouveau message. Des vacataires d'anglais tentent de centraliser les informations sur les conditions de travail pratiquées dans la plupart des écoles pour tenter d'imposer une charte de bonne conduite. Est-ce possible? Qu'en pensez-vous? A bientôt
"For those of you in France, a wiki has been set up for comments and networking on the "vacataire" issue. The idea is to accumulate information on all the schools hiring vacataires, so we can work out a kind of "charter of good practices" (being paid monthly, having access to equipment, etc) and eventually find a way to impose it on all schools.
P.S. You don't have to be a vacataire to put your 2 cents worth in. We do hope there are some non-vacataires who will get involved as well.
http://englishsup.pbwiki.com/
19:01 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vacataires, précaires, cours de langue, Brest, municipales







